"Femme debout"

Publié le par promesses-d-avenir-49

Ségolène Royal veut renouer avec la "femme debout". Ségolène Royal n'écoutera pas Dominique Strauss-Kahn dimanche soir. Ou alors pas en direct. Au moment où le directeur général du FMI s'exprimera sur France 2, l'avion qui emmène l'ex-candidate de 2007 aux Antilles atterrira à peine à Fort-de-France.

 

Etre à l'écoute des Français. Deux ans après sa dernière visite dans ces îles, Ségolène Royal entame un voyage de plusieurs jours qui la mènera en Martinique puis en Guadeloupe. "Elle va prendre le temps du dialogue, dans l'écoute de ces Français qui, eux aussi, aujourd'hui, souffrent beaucoup, et montrer que lorsqu'elle pense projet pour la France, les ultramarins y ont toute leur place", explique son porte-parole Guillaume Garot.

 

Ségolène Royal effectue ce voyage avec une triple casquette : présidente de la Région Poitou-Charentes, membre du PS, candidate aux primaires du parti. Avec la première, elle doit nouer des partenariats de région à région. Un accord est prévu avec la Martinique sur la prévention des risques de catastrophes naturelles, un autre avec la Guadeloupe sur l'emploi des jeunes. Ségolène Royal rencontrera les présidents de région Serge Letchimy et Victorin Lurel.

Avec sa deuxième casquette, elle a prévu d'apporter son soutien aux candidats du PS pour les élections cantonales de mars. Plusieurs réunions publiques sont prévues  dans les deux îles, mais pas de grand meeting.

 

Dans l'équipe de Ségolène Royal, on assure ne pas s'inquiéter, persuadé que la véritable campagne des primaires ne commencera qu'au soir du 13 juillet, lorsque la liste des candidats sera définitivement arrêtée. En attendant, on se rassure en comptant le nombre de personnes qui participent aux réunions publiques de Ségolène Royal. A chaque fois, les gradins sont pleins. Aux Antilles, Ségolène Royal aura encore moins de mal à réunir du monde.

 

Son déplacement en Martinique et en Guadeloupe est une façon de renouer avec un territoire et une population qui l'ont toujours appréciée. C'est là qu'en janvier 2007 elle s'était présentée en "femme debout" face aux attaques de la droite alors en campagne pour Nicolas Sarkozy. C'est là aussi, en Guadeloupe, qu'elle avait rencontré, en 2009, Elie Domota, le leader du LKP à l'origine du grand mouvement de grève dans l'île. L'entrevue avait alors provoqué une polémique. Cette semaine, Ségolène Royal pourrait le revoir, même si, dans l'île, Elie Domota n'a plus le même aura qu'il y a deux ans.

 

Sur cet aspect politique du déplacement, Ségolène Royal compte développer aux Antilles tous les thèmes qu'elle a récemment abordés en métropole, comme sa croissance verte ou son pacte pour l'emploi des jeunes. Elle devrait également s'en prendre à la politique ultramarine de Nicolas Sarkozy.

 

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