S.Royal : Un retour en force tranquille...

Publié le par tutti 49

Jeudi 3 mars 2011 - 23:17

 

Les derniers sondages d’opinion montrent une remontée tranquille de la force de Ségolène Royal, alors que ses concurrents reculent. C’est notamment le cas du dernier sondage de l’Ifop.

 

 Les Françaises et les Français découvrent lors de ses nombreux déplacements dans toute la France, une autre Ségolène Royal. Moins médiatique et plus femme de terrain défendant ses réalisations dans sa région et ses propositions pour la France, elle a les arguments pour convaincre. Face au pouvoir de Nicolas Sarkozy et ses échecs, la socialiste rappelle ses combats pour une démocratie renforcée, pour un ordre juste contre un capitalisme financier prédateur, pour une politique industrielle innovante, pour l’excellence environnementale, pour l’emploi des jeunes, pour les retraites. Trouvant un réel plaisir dans cette politique de proximité, allant au devant des Françaises et des Français avec naturel et conviction, les citoyens découvrent une Ségolène Royal bien différente que l’image qu’ils en avaient.

 

 En 2007, malgré un nombre de voix obtenu, très honorable après la déroute de 2002, de près de 17 millions, il a manqué des voix à gauche pour l’emporter contre Nicolas Sarkozy. C’est le lourd échec de Ségolène Royal qu’une partie des électrices et des électeurs de gauche ont du mal à lui pardonner. Il y a eu en effet une dose de manque de préparation, une forme de nouveauté pas toujours bien perçue par l’électorat, mais aussi une unité insuffisante dans son camp qui ne l’a pas aidée. Malgré tout, elle est seule responsable de cet échec car c’est elle qui a conduit la gauche. Elle l’assume mais n’a pas dit son dernier mot. Ségolène Royal n’aura pas dérogé à la règle, il faut à gauche s’y prendre à plusieurs fois pour remporter une élection présidentielle.

 

 En 2011, la candidate socialiste aux primaires a changé. Ce n’est plus, la candidate portée par un besoin de renouveau. Après cinq années de Sarkozysme, les Françaises et les Français savent que le bilan sera lourd et qu’il faudra reconstruire. Il faudra certes redonner un élan mais surtout restaurer des valeurs républicaines, rétablir des règles économiques par un retour de l‘Etat, relancer un dialogue social pour restaurer un ordre juste et redéfinir les orientations de la politique étrangère davantage tournée vers les pays du Sud émergents. Sur tous ces sujets, la socialiste se dit prête à relever le défi. Une préparation qu’elle doit à un réel travail sur le terrain.

 

 Travail d’abord dans sa région. Ségolène Royal a fait de la région Poitou-Charentes, une région phare reconnue aujourd’hui pour ses innovations dans de nombreux domaines. C’est « la politique par la preuve », contre les beaux discours des uns et des autres. C‘est le travail sur le terrain qu‘elle met d‘abord en avant.

Travail ensuite dans le cadre des Universités populaires qu’elle organise avec son association Désirs d'avenir, invitant des chercheurs et des hommes de terrain, pour apporter leur contribution au débat et enrichir la réflexion pour déboucher sur des propositions. La prochaine Université populaire se tiendra à la mairie du IVè arrondissement de Paris, à l’invitation de Mme le maire Dominique Bertinotti, sur le thème : « valeur travail et lutte contre le chômage ».

Travail également par de nombreux voyages à l’étranger et de contacts du fait de sa fonction de vice-présidente de l’Internationale socialiste.

 

Chacune de ses interventions conforte aujourd’hui l’idée qu’en effet Ségolène Royal a changé. Prenant du recul après ses combats, ses réussites et ses échecs aussi, de la hauteur dans l’analyse, de l’assurance dans les propositions, une relation faite de respect et de proximité avec les Françaises et les Français, elle s’est «présidentialisée ».

 

2011 sera-t-elle une nouvelle année Royal ?

 

Philippe Allard

Publié dans Ségolène Royal

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Eliane Lecoeur 04/03/2011 15:01



Manque de préparation en 2007 pour Ségolène Royal ?! Plutôt que l'attaquer Philippe, il serait peut être bien de remettre les "choses" dans leur contexte. Qui l'a soutenu dans les "copains"
socialistes ? Qui lui a accordé confiance ? certainement pas l'actuel BN ? Ils craignaient tous de perdre leurs prérogatives...


Je suis contre cette analyse à sens unique qui, à chaque fois, se permet d'agresser une seule personne Ségolène Royal. Il ne faut pas oublier les sourires de contentement de Fabius, DSK,
Moscovici, Cambadélis, Guigou et j'en passe, au résultat final !


Je trouve que certains PS ont la mémoire très sélective et ce n'est pas avec cette réflexion tronquée que les non encartés (je ne suis plus au PS depuis Reims) pourront se ralier à un
candidat quelconque si SR ne passe pas les primaires.


Très décue par tes jugements sans fondeùments !       Eliane