S. Royal "Mwen pa moli" (je tiens bon)

Publié le par tutti 49

Ségolène Royal prévient ses rivaux : «Mwen pa moli » [Je tiens bon]

Ségolène Royal a reçu la confirmation que la Martinique, tout acquise à sa cause, ne lui échapperait pas pour les primaires d'octobre.

 

Loin de Martine Aubry, de Dominique Strauss-Kahn et de leur pacte, Ségolène Royal s'est fait rattraper par les primaires PS au moment le plus inattendu de sa visite en Martinique mardi.

Une petite maison sur les hauteurs de Fort-de-France, à l'ombre des manguiers, avec vue sur la rade et en face d'elle, assis sur un vieux fauteuil de cuir, le docteur Pierre Aliker. Une sommité en Martinique. Compagnon de route d'Aimé Césaire, c'est lui qui a impulsé l'assainissement de l'île dans les années 1970 en construisant, contre l'administration métropolitaine de l'époque, un réseau d'égouts pour lutter contre la typhoïde et la malaria.


 À 104 ans tout juste sonnés, le «docteur» jouit encore d'une grande influence sur l'île. Il est d'habitude difficile de le rencontrer mais à l'issue d'une visite protocolaire à la mairie de Fort-de-France, Ségolène Royal s'est vu proposer une entrevue.

Alors elle discute avec Pierre Aliker puis se risque à une question : «Vous suivez un peu la politique nationale ?» Réponse du docteur, sur un ton malicieux : «Aubry-Royal, c'est un match que nous avons suivi et que nous suivrons. J'espère que le PS va être très uni…»

Pour l'heure, il s'agit plutôt d'engranger des soutiens pour les primaires d'octobre. S'il en était besoin, Ségolène Royal aura reçu la confirmation que ce territoire martiniquais, tout acquis à sa cause, ne lui échapperait pas.

Le soir, à l'occasion d'une réunion de la fédération locale du PS, le député maire de la Trinité, Louis Joseph Manscour, lui a d'ailleurs redit sous la forme d'une expression créole : «bèf douvan bwè dlo klè» qui pourrait être traduit par : «premier arrivé, premier servi».

C'est la méthode Royal dans cette précampagne des primaires. D'abord, arpenter le terrain pour aller au contact de «la France qui souffre».

«C'est comme cela que j'aurai la force de porter cette parole», dit-elle. Ensuite, ne rien cacher de ses ambitions. «Je suis venue en Martinique en tant que présidente de région (…) mais aussi parce que je suis candidate aux primaires». Enfin, éviter à tout prix d'accréditer l'idée d'une lutte acharnée contre Aubry ou n'importe quel autre candidat. D'ailleurs, S.Royal refuse d'en parler, ou alors pour livrer ce commentaire récurrent : «En politique, rien n'est écrit à l'avance.»

Et surtout pas ce que disent les sondages. Comme par exemple une victoire écrasante de DSK, un retour fracassant de François Hollande ou encore une candidature de Martine Aubry.

Pour éclaircir la situation, Ségolène Royal attend le début officiel de la campagne des primaires, au soir du 13 juillet, lorsque la liste définitive des candidats sera arrêtée. Elle n'envisage à aucun moment de se retirer. En aparté, elle ironise : «Vous n'avez peut-être pas remarqué, mais je suis déterminée…» En public, elle l'assure : «Mwen pa moli [Je tiens bon] !»

Publié dans Ségolène Royal

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Castéran Bruno 27/02/2011 10:55



Cela met du baume au coeur de voir qu'elle tient bon et qu'elle ira jusqu'au bout. Le PS peut manigencer tous les complots qu'il voudra, il ne ladétruira pas, ni nous non plus. La Martinique et
la Guadeloupe ne sont que les premiers territoires à se rallier à elle, beaucoup de départements suivront.