Maïs OGM : S. Royal invitée à témoigner

Publié le par tutti 49

Maïs OGM : ouverture à Poitiers du procès de José Bové et de 7 faucheurs

 

                                           Ségolène Royal invitée à témoigner

Le procès de l'eurodéputé José Bové et de sept autres "faucheurs volontaires", poursuivis pour avoir saccagé en août 2008 dans la Vienne deux parcelles d'essais de maïs OGM du semencier Monsanto, s'est ouvert mardi matin devant le tribunal correctionnel de Poitiers.

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Photographe : Alain Jocard :: L'eurodéputé José Bové avant l'ouverture de son procès à Poitiers le 14 juin 2011
photo : Alain Jocard, AFP

 

Les huit prévenus encourent trois ans de prison et 150.000 euros d'amende.

 

Avant l'ouverture du procès, M. Bové s'est dit "serein", soulignant que les essais fauchés "étaient une véritable provocation" puisque "Monsanto savait au moment où il les faisait qu'il ne pourrait pas les commercialiser" en raison du moratoire.

 

"Aujourd'hui, c'est pas le procès des faucheurs, c'est le procès de Monsanto", a-t-il soutenu.

Avant l'ouverture du procès, 120 personnes s'étaient rassemblées devant une maison de quartier avant de rallier bruyamment et en cortège le tribunal.

 

L'audience devrait être marquée par le témoignage dans l'après-midi de Ségolène Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes et candidate à la primaire du PS ayant été citée à témoigner par les prévenus.

"Il est important pour nous d'inviter" Mme Royal "pour qu'elle vienne expliquer concrètement ce qu'elle fait sur son territoire (...) pour aller vers une agriculture qui n'utilise pas de pesticides", a ajouté le député européen.

 

Les faits jugés remontent au 15 août 2008, quand une centaine de "faucheurs volontaires" emmenés par José Bové avaient saccagé deux parcelles expérimentales de maïs OGM MON810 à Civaux et Valdivienne (Vienne).

 

Quelques mois plus tôt, la France avait décrété un moratoire sur le MON810, seul maïs OGM autorisé à la culture au sein de l'Union européenne.

 

Selon M. Bové, déjà condamné à de multiples reprises pour des faits similaires, il s'agit du dernier procès consécutif à la campagne de fauchages initiée par des militants en 1997 pour "dénoncer les dangers" des OGM.

 

Le 16 novembre 2010, M. Bové avait été condamné à 120 jours-amende de 50 euros pour la destruction de maïs OGM en 2006 par le tribunal correctionnel de Marmande (Lot-et-Garonne).

 

Les 86 faucheurs jugés à ses côtés avaient été reconnus coupables des mêmes faits.

Le jugement devrait être mis en délibéré.

Publié dans Société

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