Luc Ferry : 650 000 € de coùut pour le contribuable !

Publié le par tutti 49

Luc Ferry: 650 000 € de coût pour le contribuable

Emmanuel Lévy - Marianne | Mercredi 15 Juin 2011 à 15:30 |

Mis en cause pour son emploi fictif à la fac Paris VII où il ne met pas les pieds, Luc Ferry invoque sa fonction de président du Conseil d'analyse de la société (CAS). La petite structure dont il a la direction, occupe en plus de son patron, quatre autres postes à temps plein. Dans la balance, le coût total, 650 000 €, peine à équilibrer le travail réalisé par le CAS


Touche pas à mon joujou. C’est en substance le sens de la lettre que Luc Ferry adresse en novembre 2008 au Président de la commission des finances. L’ex-ministre de l’éducation ne supporte pas les critique du député Jean-Pierre Brard rapporteur spécial du budget sur le programme « Direction de l’action du Gouvernement » auquel est rattaché le Conseil d’analyse de la société qu’il dirige depuis 2005. Et le fait savoir. Ce faisant, le philosophe UMP donne de nombreuses indications sur le fonctionnement de son comité Théodule. Ainsi, en plus de son poste, 4 autres fonctionnaires sont attachés au CAS. Si le philosophe est déchargé de service, comme le sont d’ordinaire les fonctionnaires munis d’un mandat syndical, les autres personnel affectés en permanence au CAS sont mis à dispositions par leur administration d’origine. L’intérêt des deux systèmes qui diffère en droit administratif abouti cependant au même résultat, en apparence, le CAS ne coute rien.



Mais avec ces 5 postes ce sont en réalité plus de 500 000 euros, dont prés de 120 000 pour le seul Ferry, qui sont pris en charge par l’Etat. Parmi, ces 4 fonctionnaires mis à disposition, on trouve deux fans de Luc Ferry. Le premier, Eric Deschavanne, lui a carrement consacré un livre, quant le second Claude Capelier, fut membre de son cabinet au minsitére.

 

Avec 105 mètres carrés de bureaux, soit 5% de l’espace occupé au sein des 2 015 m2 du 113, rue de Grenelle (Paris 7e), il convient d’y ajouter 40 000 euros de loyer. Enfin, la loi de finances prévoyait 99 866 euros en crédits de paiement, comme le note le rapport 2009 de Jean-Pierre Brard, histoire d’allonger un peu la rémunération ordinaire des  fonctionnaires, 1700 euros par mois pour Ferry, entre 1000 et 1200 euros par mois pour les autres, selon rue89. « Des beefsteaquards », s’étrangle Jean-Pierre Brard. « Ce truc ne sert à rien, il ne font que des notes de frais de bouches. Il mérite le même sort que le Conseil de la création artistique, autre bidule créés pour les amis du pouvoir : la dissolution ».  En effet sur les 32 600 euros de frais de fonctionnement du service, un tiers passe dans des assiettes. Et c’est vrai que l’emploi du temps du Cas, comme ses publications dessine un étrange service dont l’interet ne saute pas aux yeux. En revanche, la liste des 34 membres, qui heureusement n’émargent pas tous au CAS, ressemble d’avantage à plan de table d’un diner en ville du club des fans de Luc Ferry.

 

Tous les ex-ministres vous le diront. Le jour d’après et même les mois qui suivent sont difficiles. La perte de signes de pouvoir crée un manque : finie la voiture avec cocarde, la salle à manger avec cuisiniers, la protection rapprochée. Certes, ils peuvent toujours mettre « ancien ministre » sur leur carte de visite mais cela fait un peu cheap. Si, en complément vient sans y ajouter une fonction officielle, ca change tout. En plus de mettre un peu de beurre dans les épinards, elle assure la si recherchée reconnaissanc e. Ambassadeur, comme peuvent le faire Xavier Darcos comme Rogert Karoutchi, ou encore Rama Yade, voilà qui tape. Comme la presse s’en est fait largement l’écho, Luc Ferry, lui a eu droit à un traitement particulier. Pour sa sortie du gouvernement en 2005, lui a été taillé sur mesure un poste et l’administration qui va autour : président délégué du Conseil d’analyse de la société, placée sous l’autorité du Premier ministre. De quoi faire le fier à la TV et sur le quatrième de couv de ses nombreux ouvrages. 

 

Cela valait bien une dépense annuelle de plus de 600 000 euros par an. 

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