Le courage de Ségolène Royal...

Publié le par tutti 49

Ségolène Royal

 

Le courage de Ségolène Royal, une qualité indispensable pour gagner et changer enfin

 

Ségolène Royal s'est rendue hier à la table ronde organisée par Nicolas Sarkozy dans la région qu'elle préside et au cours de laquelle le président devait faire des annonces liée à la sécheresse qui touche les agriculteurs. Un sujet sur lequel Ségolène Royal interpelle le gouvernement deppuis plus d'un mois en proposant des solutions concrètes.

Les commentaires ce matin sur cette visite passent à côté du fond les propositions de Ségolène Royal sur la réquisition d'une partie de la production de céréales mais surtout ils passent à côté de ce qui fait la force de Ségolène Royal. Son courage.

Qui d’autre que Ségolène Royal aurait eu le courage d’aller ainsi affronter un Nicolas Sarkozy qui veille, comme partout, à parler à un auditoire acquis. Qui d’autre que Ségolène Royal aurait eu ainsi le courage d’entrer sous les sifflets des militants UMP et de terminer son intervention sous les applaudissements des agriculteurs?

Ecoutez les applaudissements que si peu ont évoqués :



Ce courage est plus tout autre la marque de fabrique de Ségolène Royal. Ce courage est d’abord mis au service d’une cause qui dépasse de loin celle de Ségolène Royal. Cette  cause est celle emblématique de ces éleveurs désargentés, au bord du gouffre, abattus une première fois par la sécheresse et achevés par la spéculation effrénée des céréaliers de la FNSEA. Une allégorie de ce que vivent nombre de dirigeants de PME écrasé par les grands industriels du CAC40 et dans laquelle beaucoup d'autres français pourraient se retrouver.

Et ce combat pour les agriculteurs ne date pas d’hier. Ségolène Royal ne détourne pas le regard lorsqu’elle est confrontée à cette misère, qu'elle soit misère des campagnes comme des villes et banlieues. Souvenons-nous de cette rencontre de Ségolène Royal avec des femmes d’éleveurs confrontées aux suicides et dont elle avait lu la lettre au meeting de Poitiers.

Les éditorialistes s’en donnent à cœur joie, eux qui n’ont eu de cesse de la reléguer, de l’ignorer. Mais dans quelques semaines, il leur faudra reconnaître que Ségolène Royal avait raison en préconisant la réquisition d’une partie de la récolte céréalière française pour sauver le cheptel français, les éleveurs et in fine nos campagnes comme notre pouvoir d’achat. Il n’y a pas de raison, sauf à privilégier toujours et encore la spéculation que l’on ne puisse faire en France ce que l’on a fait de manière exceptionnelle en 1976.

Les éditorialistes seront forcés de reconnaître que là encore Ségolène Royal a raison. En avance. Et qu’elle a le courage de porter ses idées, quand il est si confortable de ne rien faire, de se laisse porter, d’enchainer medias et interview pour ne rien dire ou presque. Suivez mon regard.

Et ce que beaucoup feignent d’ignorer c’est que ce courage est indispensable pour gagner une présidentielle. Et qu’il est encore plus indispensable pour réellement changer la société, recréer la justice sociale nécessaire à la survie du pays et pour vaincre les résistances, les lobbys, les forces du conservatisme d’où qu’elles viennent.

Oui, une campagne électorale et la présidentielle plus que toutes autres est un combat, dur, âpre, qui ne se gagne pas derrière une ligne Maginot aussi forte et solide fût-elle. La présidentielle est un combat qui demande un courage inouï qui n’est pas donné à tout le monde surtout pas aux tenants des synthèses molles, des pactes de Marrakech et autres alliances de la carpe et du lapin …

Une présidentielle se gagne en prenant des risques et des coups, en aillant le courage de porter le fer face à l’adversaire et la force des idées neuves, seule manière de porter ainsi la voix des millions de sans-voix qui sans cette volonté ne pourraient être entendus.



A propos de ce courage indispensable au changement, je vous invite à écouter et surtout à lire Cynthia Fleury, philosophe et auteur de "La Fin du Courage". Elle que je vous présentais déjà ici sur LePost  en 2009 lorsqu'elle fustigeait le "déshonneur des élites".




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