JL Bianco parle de Ségolène

Publié le par tutti 49

Jeudi 3 mars 2011 - 21:49


Bianco: "Ségolène a une qualité indispensable pour être présidente de la République, sa force de caractère. Et ce charisme: jeunes, vieux, Français d’origine maghrébine, ouvriers" (VIDEO)

 

Jean-Louis Bianco évoque Ségolène Royal autour d’une table avec des militants de Désirs d’avenir 25 (Doubs). Et soudain, on retrouve le Jean-Louis Bianco proche de Ségolène Royal, celui de l’UPP « Crise de l’€uro, crise de l’Europe ? Quelles solutions ? » le 24 janvier dernier, au Théâtre Dejazet, celui qu’on n’avait jamais perdu, mais que certains médias avaient voulus nous faire passer pour un de ceux qui avaient « laissé tomber » Ségolène Royal, après son interview par Nicolas Demorand sur Europe 1 le 8 février dernier.

Pourtant, après avoir fait fréquemment référence avec éloge à Ségolène Royal pendant 8 minutes, Jean-Louis Bianco n’avait nullement « rompu » avec Ségolène, bien au contraire, se contentant d’être prudent  dans un contexte ou tous les candidats putatifs ne s’étaient pas prononcés, il avait déclaré :

« Je continue à penser que Ségolène Royal a des qualités que personne d’autre n’a au même degré qu’elle, d’imagination, de sens politique au sens où elle sent très vite la société, de capacité à faire en sorte que les jeunes, notamment dans les cités, les ouvriers, l’écoutent. Maintenant, je demande à voir où elle sera au mois de juin, qu’est-ce qu’elle proposera, et je pense que le moment n’est pas venu, puisqu’on a ce calendrier, de dire dès maintenant : ce sera Ségolène Royal ou ce sera quelqu’un d’autre : je me réserve le temps de juger. […] Il n’y a pas de rupture, je ne suis pas en réserve du Royalisme. » 

Et dans la bouche de Jean-Louis Bianco, devant les militants de DA 25, en mars 2011, les qualités de Ségolène Royal, celles qui font une présidente de la République, fleurissent :

-« une qualité qui est indispensable pour être président de la République, c’est sa force de caractère »,

-« charisme », capacité de « mobiliser » « les jeunes, les moins jeunes, les vieux, les Français d’origine maghrébine, les Blacks, c’est incroyable ! » « les ouvriers », « une icône »,

-« constance » des militants qui la suivent, « c’est hyper-important »,

-« Désirs d’avenir » « l’endroit où on réfléchit un peu plus loin, un peu plus vite, un peu plus librement qu’ailleurs dans le Parti socialiste ».

Décidément, la presse française ferait bien parfois de tourner sept fois sa plume dans son encrier.

Frédérick Moulin

 

 

 

"Donc, Ségolène. Elle a une qualité, je partage ce que tu dis, qui est indispensable pour être présidente de la République, c’est sa force de caractère. Et elle a évidemment pas perdu cette force de caractère, les épreuves qu’elle a dû subir, on en sait quelque chose, n’ont pas diminué du tout cette force de caractère.

Elle a deuxièmement ce charisme qu’on évoquait. Alors ça peut être dans une simple réunion Désirs d’avenir, par la manière déjà dont sont disposés – ce qu’elle a inventé, hein, finalement – les chaises, ce qui d’ailleurs par parenthèse, vous l’avez d’ailleurs sans doute tous éprouvé, oblige les orateurs à de la souplesse, il faut tourner comme ça, pour essayer de parler à tout le monde. Ce n’est pas rien mais ça renouvelle le genre.

Donc elle a ce charisme et elle est, c’est vrai, sinon la seule, du moins celle qui est encore capable de mobiliser. Alors on parlait avec toi de Cergy-Pontoise, moi j’ai été impressionné quand on était à Cergy-Pontoise, c’est une véritable icône, hein, les jeunes, les moins jeunes, les vieux, les Français d’origine maghrébine, les Blacks, c’est incroyable !

Deuxièmement, elle reste chez les jeunes globalement mieux que les autres, et elle est la seule à être assez entendue des ouvriers, parce qu’elle parle clair et simple.

Le fait que beaucoup de leaders soient partis, parfois c’est pénible sur le plan affectif. Ça n’a aucune importance pour l’avenir. Ce qui compte c’est d’avoir sa force à elle, et d’avoir derrière elle des gens fidèles et en vous écoutant là, et puis je le vois partout, la constance des gens de Désirs d’avenir, jeunes, moins jeunes, socialistes pour beaucoup, est incroyable.

 

Alors que c’est vrai qu’elle peut avoir déçu, même des gens qui l’aiment bien. C’est vrai qu’elle est critiquée, même des gens qui l’avaient soutenue en 2007. Alors quand on regarde ailleurs, le gens ils zappent sans arrêt, hein.

Mais bon, donc, ce que je veux dire, c’est que là, on a des gens qui croient en Ségolène, quitte à dire qu’ici ou là on n’est pas d’accord, qui croient en Ségolène et qui veulent continuer avec elle. Et ça c’est une force immense. Parce que ce sont de vrais militants – je ne dis pas que nos camarades aussi ne sont pas des vrais militants – mais ils sont militants, ils savent pourquoi, et ils le savent souvent depuis 4 ans, et pas depuis 3 mois.

Mais quand même, il y a des tas d’endroits où on respecte Désirs d’avenir à cause du boulot qu’on fait, même des gens qui ne sont pas ségolénistes, et ça c’est hyper-important. Pour moi Désirs d’avenir, c’est un peu la pointe avancée, c’est l’endroit où on réfléchit un peu plus loin, un peu plus vite, un peu plus librement qu’ailleurs dans le Parti socialiste.

Et c’est aussi l’endroit, même si maintenant, par rapport à l’origine, il y a beaucoup plus d’adhérents du Parti socialiste, où on trouve des non-socialistes, militants syndicalistes, gens du Front de Gauche, Ecologistes, MoDem, il y en a, et on trouve plus de diversité dans les âges et dans les origines « visibles ». C’était très visible une fois de plus à Arcueil. On a quelque chose qui est beaucoup plus à l’image de la France.

On a plus de jeunes en général à Désirs d’avenir, mais on a aussi des militants qui ont pris leur retraite, qui ne travaillent plus, qui sont très forts dans leur secteur, et Dieu sait qu’on en a besoin parce que si on avait interdit le droit de vote aux plus de 70 ans, Ségolène serait présidente de la République, donc on encore un petit problème de ce côté-là. (Rires de la salle et de Jean-Louis Bianco)

Ça a été dit publiquement, mais l’un des endroits où elle a fait preuve de la plus grande force de caractère, c’est le Congrès de Reims : à dix heures-et-demie on a gagné, à minuit on a perdu. On se réunit au 95 boulevard Raspail. C’est quand même terrible, parce qu’on y croyait tous, et elle la première, on avait réfléchi à comment on allait transformer ce parti. Pas UN MOT d’acrimonie. Pas un mot de : « C’est dégueulasse ! ». Pas un mot de : « C’est injuste ! ». Pas un mot de : « C’est triste ! ». Qu’est-ce qu’on fait ? La question pratique, c’était : on fait un recours, on fait pas un recours. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Donc vous imaginez la force de caractère, hein."

Publié dans Ségolène Royal

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