7 actions concrètes pour les PME

Publié le par tutti 49

Ségolène Royal propose 7 actions concrètes pour une nouvelle donne en faveur des PME

Ségolène Royal a présenté ce matin 7 actions concrètes en faveur des PME, des entrepreneurs et des salariés pour une nouvelle donne en faveur des petites et moyennes entreprises "qui ont créé 80% des emplois ces dernières années".

Invitée d'un débat organisé par le mouvement patronal Ethic sur le thème: "Que peuvent attendre les entreprises du retour de la gauche ?, Ségolène Royal a déclaré aux chefs d'entreprises présents : "Je veux, dès l'élection présidentielle, réunir un Grenelle des petites et moyennes et de l'esprit d'entreprendre". Ce Grenelle permettra de "définir la 'nouvelle donne'", a-t-elle avancé, c'est-à-dire des "règles stables" pour ces entreprises, qui seront "arrêtées avant la loi de finances 2013 et ne bougeront pas pendant le quinquennat".

"Nous mettrons en place un 'small business act' à la française, pour mettre fin aux obstacles bureaucratiques, garantir l'accès aux achats publics et aux fonds de recherche, parce qu'aujourd'hui 80% des aides ne vont pas aux PME." a expliqué Ségolène Royal. Ce 'small business act' est le nom d'une loi du Congrès des Etats-Unis qui a permis d'accompagner l'essor de nombre de petites entreprises américaines.

Dénonçant l'attitude des banques françaises qui ne font pas confiance aux PME, Ségolène Royal a insisté sur la nécessité d'une réforme bancaire qui verrait la présence de l'Etat au conseil d'administration des banques et la séparation des activités spéculatives et des activités d'investissement dans les entreprises, comme l'a fait Obama aux USA. Ainsi lorsque les activités de pure spéculation seront à nouveau en difficulté, la collectivité n'aura pas à en supporter les conséquences. Parrallèlement, Ségolène Royal mettra en place une banque publique d'investissement régionalisée, "comme cette banque n'existe pas aujourd'hui c'est la Région qui est banquière !" a-t-elle expliqué.

Dans le domaine des propositions, Ségolène Royal a redit sa volonté de développer une politique industrielle forte axée sur la croissance verte, le développement des énergies renouvelables tout en créant une véritable politique d'innovation en faveur des PME :
"Je veux redéployer toutes les aides et notamment le crédit d'impôt recherche."

Ségolène Royal a rappelé que "les petites et moyennes entreprises payent 2,3 fois plus d'impôt que les entreprises du CAC 40", celle faisant appel à "l'optimisation fiscale", une injustice flagrante qu'il conviendra de réparer. En matière d'impôt sur les sociétés, Ségolène Royal propose la modulation de l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires.

Ségolène Royal a aussi évoqué la nécessité d'un droit à l'échec pour les créateurs d'entreprise, sans lequel il ne peut pas y avoir d'innovation. Les bourses Désirs d'Entreprendre mises en place dans la Région Poitou-Charentes permettent d'ouvrir le champ de l'entrepreunariat et ce droit au succès à tous les publics. Sa 7ème proposition était donc la sécurisation du parcours des jeunes créateurs d'entreprises.

En contrepartie de cette "nouvelle donne" en faveur des PME, Ségolène Royal a présenté aux chefs d'entreprise les 7 contreparties que la France et les Français attendaient d'eux.
Ségolène Royal leur a demandé qu'ils jouent le jeu du pacte pour l'emploi des jeunes, que le dialogue social soit modernisé, comme en Europe du Nord, et que les entreprises s'engagent sur la sécurisation des parcours professionnels, sur la lutte contre la souffrance au travail "qui est un mal terrible qui nuit aussi à l'efficacité des entreprises".

Ségolène Royal a aussi expliqué que les entreprises devraient revoir les contenus des emplois des séniors en s'inspirant de ce qui se fait en Finlande. Au titre des contreparties, Ségolène Royal a aussi évoqué la nécéssité d'agir vraiment contre la précarité et d'augmenter les bas salaires.

"Je vous demande d'accepter le conditionnement des aides publiques à l'interdiction de licencier et et de délocaliser dans les entreprises qui font des profits. Je l'ai mis en place en Région, au début cela a suscité des protestations... aujourd'hui tout le monde l'accepte donc on peut le faire au niveau national. C'est un point très important." a déclaré Ségolène Royal aux chefs d'entreprises venu débattre.

Elle a rajouté "c'est la gauche qui va réconcilier le pays avec les entreprises car nous n'avons pas un discours démagogique et facile."

Delphine Batho, députée des Deux-Sevres, qui a live-tweeté l'intervention de Ségolène Royal, a capté les confidences de chef d'entreprises surpris de la précision de la candidate, qui "est la seule qui a compris qu'il y a un enjeu sur le renouvellement du tissu productif" et finalement "fait un tabac devant une salle à priori hostile".

Publié dans Ségolène Royal

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